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Ce qui est marquant dans la presse nationale, du moins celle qui n'est pas sensibilisée aux territoires et à l'existence d'une vie au-delà des départements en début de 90 et en milieu et fin de 70, c'est l'ignorance des conséquences de certains choix nationaux sur la vie de leurs concitoyens hors-paris.
Ainsi tant le Figaro que Libération ou Mediapart ont zappé dans les déclarations présidentielles d'hier un point important: Les conséquences d'une éventuelle suppression de la taxe professionnelle sur les finances des communes et communautés de communes.On a disserté ici et là sur un impôt imbécile, que personne ou presque n'aurait vraiment réformé.Ce qui est faux d'ailleurs puisque le gouvernement Jospin avait procédé suppression progressive de la part salaires, qui pénalisait les entreprises qui avaient le plus de salariés ou les payaient le mieux.

Sous couvert de baisser, voire de supprimer un impôt, c'est une basse manœuvre politicienne jacobine à laquelle se livre le président de la république, une attaque contre les villes et les agglomérations.La taxe pro est en effet une ressource majeure pour les communes et leurs groupements.Et les collectivités locales, et c'est important en cette période où notre économie a besoin de relance, représentent trois-quarts des investissements publics.Que d'emplois et de création étouffés!

Qu'il est facile à Nicolas Sarkozy de décider à la place des Maires des impôts à supprimer, plus facile que de supprimer les taxes qui concernent l'Etat dont il est le chef ! Une telle mesure revient à asphyxier le budget des communes, que le Président veut sans doute sanctionner, nombre de celles-ci étant désormais gérées par la gauche.Une telle suppression ne peut être envisagée sans un impôt juste et compensé pour nos cités et nos villages.De plus le risque est grand de voir cette contribution provenir de l'Etat et donc rendre les maires dépendant du bon vouloir de l'Etat central.Du jacobinisme ringard en perspective.Ou ce n'est qu'un aperçu de la réforme de 2010 sur les collectivités locales et leurs ressources ou tout simplement le président va au restaurant mais fait payer la note aux autres, en l'occurrence aux citoyens des communes de France! Trêve de retour sur le présidentiel speech d'hier, vous trouverez quelques billets et analyses sur la complaisante interview d'hier chez Juan ou chez Martin .

A propos de communes, la radio de l'ISCPA m'a interrogé récemment sur une pétition, assez confidentielle, qui circule sur le web demandant un référendum sur une fusion de Lyon avec Oullins, Caluire et Villeurbanne.Au risque de ne pas me faire que des amis y compris dans mon propre camp, même si je sais que la communauté urbaine a résolu une partie du souci, je suis favorable depuis longtemps à une fusion.J'en avais d'ailleurs parlé cet été dans un billet qui avait un peu fait parler de lui dans la sphère lyonnnaise au milieu de l'été et dans divers forums ( par exemple ou ici).
Simplification administrative, agrandissement et développement de la ville, fin d'un esprit de clocher (seuls des panneaux au milieu de rues séparent les villes en question) nous avons tout à gagner.Et qu'on ne me dise pas que les identités locales sont en jeu: La Guillotière et Gerland vivent pleinement leurs spécificités au sein de la ville de Lyon depuis plus de 150 ans ! Ce qui ne veut pas dire que dans le même temps il ne faille pas progresser avec cet échelon d'avenir qu'est le Grand Lyon, si d'ici là Sarkozy ne nous affame pas! Ecoutez ci-dessous.

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