Lyon, Lyon 7e et Métropole Romain BLACHIER  

La bataille inaperçue des républicains du Rhône

C’est un duel à fleurets peu mouchetés qui a eu discrètement, au sein de la fédération du parti Les Républicains dans la fédération du Rhône et du Grand Lyon ( on a beau avoir créé la Métropole depuis des années pour des raisons d’organisation politiques, tous les partis, des plus récents aux plus anciens continuent à faire le 69 complètement).

Une élection passée assez inaperçue en ces temps de COVID (à l’exception notamment de Rue 89 Lyon qui y consacre un article).


Depuis quelques années le président de la fédération locale du parti de Laurent Wauquiez et de Christian Jacob est le jeune et fort dynamique Alexandre Vincendet.

Les gains des Républicains ces dernières années.

Parachuté en 2014 ce proche de Jean-François Copé a remporté le très socialiste Rillieux-la-Pape suite à une division assez obscure du PS en deux listes avant d'être très largement réélu l'année dernière. Au cours de ces deux élections c’est aussi plusieurs autres maires, souvent jeunes, qui ont conquis des bastions socialistes (Vincendet bien sûr mais Jérémie Bréaud à Bron,  Renaud Pfefffer à Mornant, Laurence Faudra à Décines-Charpieu, Gilles Platret à Saint-Priest, ) ou communistes ( Jérôme Moroge à Pierre-Bénite) rejoignant des mairies déjà conquises auparavant comme Meyzieu ou depuis toujours à droite comme Sainte-Foy-Les-Lyon ou Caluire-et_cuire. Les Républicains ont aussi récupéré le Conseil Général du Nouveau Rhône détenu avant par les centre-droite de Michel Mercier.

Une division sur les personnes et les méthodes chez les Républicains


Tout ce vivier, certes moins vivace sur Lyon centre, ne pouvait forcément à un moment que se disputer et Alexandre Vincendet se voir parfois contester dans ses stratégies. Celui qui avait refusé l’alliance avec Gérard Collomb aux élections métropolitaines est accusé d’avoir joué un double jeu en négociant en fait en sous-main avec David Kimelfeld, de ne pas avoir un gestion assez collégiale de la fédération. On prête aussi à Alexandre Vincendet des ambitions plus nationales que locales.Divers soucis de personnes inhérents à toutes les sociétés pas toujours très amicales que sont les partis politiques et voilà la fédération du principal parti de droite français chamboulée.

La campagne sur le tard des anciens de Lyon 3


,Lancée sur le tard, la campagne du Maire de Pierre-Bénite Jérrôme Moroge, ancien militant de l’UNI a Lyon 3, a été rejointe par Renaud Pfeffer, le Maire de Mornant, son ami de toujours qui militait dans la même université à la même époque à la Corpo Lyon 3 pendant que j’étais moi-même adhérent à l’UNEF également dans ces années là. 0ù nous nous affrontions aux élections étudiantes.


Et tout militant de toute organisation où l’on vote plus ou moins sincèrement le sait : disposer des fichiers est le nerfs de la guerre quand on veut convaincre le militant de voter pour le bon nom. A ce jeu là Alexandre Vincendet avait une longueur d’avance: il a gagné avec 56% et quelques. Un score sans appel.

Mais pas non plus indiscutable quand on sait que le parti de Christian Jacob et Laurent Wauquiez a plutôt une tendance plébiscitaire dans ses élections internes (à l’exception certes du rocambolesque duel Copé/Fillon). Les adversaires du jeune maire de Rillieux pointent d’ailleurs un chiffre : selon eux Vincendet serait donc le responsable de fédération LR le plus mal élu de France. Et tout ce petit monde de se retrouver bientôt derrière la candidature de Laurent Wauquiez, donné favori à sa propre succession.

0 0 les votes
Évaluation de l'article
Souscrire
Me notifier des
client
0 Commentaires
Commentaires en ligne
Voir tous les commentaires
0
J'adorerais vos pensées, commentez s'il vous plaît.X
partager cette