Dans Le Vif : les divisions partisanes à Taïwan, une aubaine pour Pékin ?

Dans Le Vif : les divisions partisanes à Taïwan, une aubaine pour Pékin ?


Le Vif est l’un des principaux hebdomadaires d’actualité en Belgique francophone — l’équivalent belge d’un L’Express ou d’un Le Point. Le magazine consacre dans son édition du 14 mai un article de fond aux divisions des partis taïwanais face à la Chine, sous le titre « Les partis taïwanais divisés, une aubaine pour Pékin ? ».

Ce que traite l’article

L’article part de la visite de la présidente du Kuomintang (KMT), Cheng Li-wun, à Pékin en avril 2026 pour analyser les deux visions qui structurent le débat politique taïwanais sur la relation avec la Chine. D’un côté, le Parti démocrate progressiste (DPP) du président Lai Ching-te, qui privilégie l’affirmation de la souveraineté taïwanaise et le partenariat avec les États-Unis. De l’autre, le KMT, qui considère que la survie de Taïwan passe par un dialogue renforcé avec Pékin.

L’article met en lumière le blocage budgétaire sur la défense — le KMT et le TPP bloquent une rallonge de 40 milliards de dollars — et interroge les risques respectifs de chaque approche.

Les analyses citées

Barthélémy Courmont, professeur à l’Institut catholique de Lille, y apporte un éclairage important. Il souligne que considérer le KMT comme favorable à la réunification serait un raccourci dangereux, et insiste sur le fait que les deux grands partis taïwanais ont des visions divergentes mais pas nécessairement antagonistes sur la question chinoise.

Mon analyse y est également reprise, notamment sur la rhétorique adoptée par Cheng Li-wun à Pékin et sur l’équilibre à trois variables qui conditionne le statu quo taïwanais depuis 1979 : la capacité de Taïwan à se défendre, la crédibilité de l’engagement américain, et la patience stratégique de Pékin.

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