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Ce soir j’ai le plaisir d’accueillir en Mairie de Lyon 7e la photographe Julie Cherki pour son exposition “Asepsie”

Vernissage ouvert à partir de 19h auquel vous êtres tous ,et toutes les bienvenu(e)s, exposition visible jusqu’au 18 janvier au heures d’ouverture de la Mairie du 7e

Mairie du 7e 16 place Jean Macé 69007 Lyon Métro Jean Macé

Des individus en cagoules et/ou encapuchonnés s’en sont pris à coups de battes de baseball une nouvel fois au local du PCF. Quel que soit les convergences et différences qui nous opposent aux communistes français, je tiens, comme je l’ai déjà fait en semblables circonstances, à condamner ces violences. En démocratie personne ne doit subir ce genre de traitement.

Edit : on m’apprend aussi que Radio Canut a été victime de dégradations. Là aussi solidarité avec cette radio malgré nos différences.

EVENEMENT Appel à projets : l’année dernière Nuit Nomade, le nouvel événement de la Mairie du 7e avait été un succès. L’idée ? Nous proposer un lieu du 7e et y organiser une manifestation culturelle. Du rock dans un garage, des échassiers dans un gymnase, des sets de dj sur des places, du théàtre jeune public, lieu attendu ou non, l’idée est que le 11 avril il se passe des choses partout dans Lyon 7e.

Nuit Nomade


Vous pouvez m’adresser vos propositions à  Et si vous êtes un créateur, amateur ou pro du 7e c’est encore bien mieux même si ce n’est pas obligatoire. On veut un bel événement populaire pour les habitants.

J’ai voulu dans cette vidéo, bien que petit élu de base dans l’assemblée Métropoplitaine, montrer une petite partie ce que fait la Métropole de Lyon dirigée par Gérard Collomb puis David Kimelfeld pour les mineurs français et étrangers isolés, réfugiés et/ou immigrés isolé. Un sujet sur lesquels les populiste de gauche et de droite essaient chacune et chacun à leur manière de faire leur beurre électoral

Chaque année avec Madame La Maire de Lyon 7e Myriam Picot nous procédons à des illumination de fin d’année sur la façade de la Mairie. pour enchanter les habitants.

Du 12 décembre au 5 janvier il y aura un éclairage dynamique (exemple photo ci-dessus ) avec une incise spéciale du 19 au 22 décembre avec mise en lumière et fresque lumineuse animée sur le thème des fêtes foraine d’antan (photo ci-dessous )

Comme  chaque année, de façon différente, nous illuminons la Mairie pour les habitants et leurs visiteurs.


Ce soir j’ai l’accent du Cameroun, je suis invité (pas en tant qu’élu mais plutôt en tant que DJ et autres activités et surtout ami de l’Afrique) entre 20h et 21h dans l’émission Maquis Pluriel sur Radio Pluriel, l’émission des communautés africaines de la Métropole.

Edit avec la vidéo de l’émission en lien

On y parlera le français et les accents de mon adolescence d’Afrique et vie des communautés blacks à Lyon. Et surtout on se prendra pas au sérieux. A écouter sur la radio ou à regarder sur le flux Facebook de la radio et de l’émission


⚠️VIDEO EXCLUSIVE Gérard Collomb face à des fauteurs de troubles:

L’autre soir Gerard Collomb, le Maire de Lyon, était sous pression de toutes part pour annuler la fêtes des lumières : Etats, autres élus plaidaient pour que tout s’arrêtent.

☑️Comme on peut le voir sur cette vidéo que j’ai récupéré et qui provient apparemment d’un groupe fauteur de trouble le Maire est allé au contact physique de groupes de jeunes agités pour contribuer à rétablir la situation. Et leur a demandé comme on voit dans cette vidéo de pas « niquer » les oeuvres.

☑️Certains ont ironisé sur cette action à l’instar du maire udi du 2e Denis Broliquier, qui n’était lui en tous cas pas présent sur place à ce moment.

☑️Mais si on ironise, parfois à juste titre sur l’action des élus et leur côté grandiloquent, c’est dans ce genre d’action en pleine tension qu’on voit la détermination du Maire de Lyon. 
#fetedeslumieres #fdl2018

Avant Facebook ne servait qu’à relayer l’existant

Avant les gilets jaunes, il y a bien sûr eu plusieurs révoltes et événements issus des réseaux sociaux : les bonnets rouges en France ou Nuit Debout. Ou les pogroms anti-musulmans au Sri Lanka. Ou une partie de la révolution tunisienne. Ou les manifestations 2013 anti Erdogan à Istanbul.

Mais, alors que dans les révoltes et émeutes précitées, les outils des réseaux sociaux étaient un outil (on les utilisait pour s’organiser pour une cause précise commencée hors des réseaux sociaux)  ces même outils sont ici, à commencer par Facebook, les initiateurs, les inspirateurs et les théoriciens du mouvement.

Sans Facebook pas de Gilets Jaunes

Facebook est un initiateur du mouvement. D’abord par son changement d’algorithme (voir sur le sujet l’excellent article de Buzzfeed) qui fait qu’aujourd’hui les informations locales sont bien plus mises en avant depuis presque un an. Encourageant des groupes locaux à se constituer, leur donnant plus de visibilité dans les suggestions et les fils. Amenant des constitutions de communautés sur des bases notamment géographiques.  Facebook est, comme le disent Guillaume Ledit et Olivier Ertzcheid, l’outil majeur des Gilets Jaunes comme outil d’information local et national. C’est d’ailleurs parce que Facebook est LE média des gilets jaunes que certains de ceux reçus par les autorités ont désiré faire un facebook live de leur rencontre. Cela peut se comprendre : le réseau social permet, c’est sa force, à chacun de prendre la parole, là où la télé française invite 20 fois par jour les mêmes éditorialistes.

Gilets Jaunes : des points d’appui sur Facebook

Ensuite parce que le mouvement s’est appuyé pour se diffuser à la fois sur des vidéos virales d’individus (Jacline Mouraud, Fly Rider etc…) et sur des groupes préexistants type France en Colère ou des pétitions allègrement diffusées et signées sur le réseau social

Facebook est aussi un facteur de colère supplémentaire : l’engagement (réactions, commentaires) sur Facebook est souvent plus élevé sur des contenus clivants et notamment ceux dénonçant quelque chose ou s’en prenant à quelque chose. Lutter contre cela c’est le sens de la rencontre qu’il y a eu il y a quelques semaines entre Facebook et le gouvernement français.L’un des leviers pour le partage le plus grand possible d’une information, c’est aussi le fait de prétendre que celle-ci va être censurée par le gouvernement si on ne la diffuse pas assez.

un moyen d'obtenir des partages et de l'attention : prétendre que le contenu va être censuré
Un moyen d’obtenir des partages et de l’attention : prétendre que le contenu va être censuré. Simple mais contribue à entretenir un climat de suspicion

Facebook, comme le souligne Olivia Costa dans The Conversation, est une zone où le débat politique se joue de plus en plus à l’émotion, au ressenti et où la tentative de rationaliser. Toute colère exprimée, sous quelque forme que ce soit, devient alors légitime. Et toute critique de cette colère ou distanciation ou simple rationalisation est immédiatement taxé de mépris, d’indifférence, d’éloignement des réalités. Toute colère, même isolée, surtout si elle est vague (comme cela elle peut parler au maximum de gens) et peu importe qu’elle repose ou non sur une réalité légitime pose son auteur comme un héros-victime sur Facebook et représentant du “vrai peuple” à condition d’être exprimée avec assez d’émotion et de recueillir assez de vues. 

C’est ce qu’exprime clairement Jacline Mouraud, l’une des portes-paroles (désignée par personne….) des gilets jaunes quand elle dit qu’elle tire sa légitimité d’avoir eu 6 millions de vues…. un peu comme si l’on considérait  que le succès de 2 girls one cup avait lancé une adhésion à l’ingestion de matières peu engageantes.

Mais si rajoute à cela la détresse bien réelle de catégories de la population se sentant vivre bien mal malgré leurs efforts, le cocktail est explosif 

Facebook est démagogique avec nous

Facebook nous est par essence démagogique : il vous montre des contenus qui vous confortent ou vous indignent dans votre propre sphère. Du coup vous avez d’une part l’impression que tout le monde ou presque partage votre avis. D’autre part les contenus les plus viraux sont les plus chargés en colère. Il n’est pas rare alors d’aller sur le mur de contacts qu’on apprécie plus ou moin par ailleurs pour d’autres raisons mais qu’on sait ne pas être situé de la même façon sur un dossier précis qui nous occupe pour nous défouler. 

Facebook n’est plus un lieu de débats

Nous défouler oui car Facebook est à son tour en train de devenir ce qui a commencé à freiner le succès de twitter : un lieu dans lequel on vient chercher des biais de confirmation, quels qu’ils soient. Quitte à partager les sources les plus douteuses et les plus discutables parce qu’elles disent ce que vous aimeriez entendre.  Quitte à répondre une fois que l’information est démentie répondre que la chose aurait pu arriver et que du coup, non il ne s’agit pas vraiment d’une fausse info. Il est d’ailleurs frappant de voir que si des fake news circulent sur les groupes Facebook gilets jaunes, les démentis opérés par des groupes de journalistes spécialisés en vérifications de l’information n’y sont jamais diffusés. Il était aussi frappant de voir lors d’une émission le créateur de Doctissimo, Laurent Alexandre, l’un des premiers endroits où Coco210 prétendait en savoir autant sur l’avortement qu’un médecin diplômé, être au milieu des gilets jaunes.

Peu importe le vote républicain si on a du like

Dernier point qui montre que nous sommes dans l’expression dans le monde réel de Facebook: la dichotomie entre le nombre de participants physiques, bien plus faible que dans beaucoup de manifestations syndicales et son poids médiatique et son impact politique. Cela vient certes des endroits choisis par les gilets jaunes (bloquer un centre commercial n’a pas le même impact que bloquer une fac de sociologie) mais cela vient également d’un moment où le clic et la visibilité comptent aujourd’hui pour beaucoup au même niveau qu’un engagement réel. Peu importe le vote républicain si on a du like

Nous voilà donc dans un moment particulier : celui dans lequel Facebook et ses mécontents, qu’ils reposent ou non sur du réel (et il ne s’agit pas de nier la détresse, réelle, de certains dans la France périphérique) est sorti de nos écrans en gilets jaunes. Ce même Facebook qui est aussi un symbole de l’inégalité fiscale que dénoncent justement beaucoup d’entre les gilets jaunes.