Mon article sur Telos : la sortie des Émirats de l'OPEP n'est pas celle qu'on croit

Mon article sur Telos : la sortie des Émirats de l'OPEP n'est pas celle qu'on croit


Je viens de publier un article sur Telos, la revue en ligne fondée par Zaki Laïdi, sur la sortie des Émirats arabes unis de l’OPEP et ce qu’elle révèle de la stratégie énergétique émirienne.

Telos

Telos est une revue en ligne d’analyse et de débat fondée par le politiste Zaki Laïdi. Elle publie des contributions d’universitaires, de chercheurs et d’experts sur les grandes questions économiques, géopolitiques et sociales contemporaines. C’est un espace de réflexion exigeant, à la croisée du monde académique et du débat public.

Le sujet : la sortie des Émirats de l’OPEP, aboutissement d’une trajectoire de quinze ans

Le 28 avril 2026, les Émirats ont annoncé leur retrait de l’OPEP et de l’OPEP+. La presse y a vu une rupture liée à la guerre Iran-Ormuz. Dans cet article, je montre que cette lecture est trompeuse : la sortie est l’aboutissement d’une trajectoire engagée depuis 2021, quand Abou Dhabi a contesté publiquement les quotas du cartel pour la première fois.

La stratégie émirienne repose sur un arbitrage clair : maximiser la rente pétrolière présente avant son épuisement, en s’affranchissant des disciplines collectives qui freinent la production. ADNOC a investi 150 milliards de dollars pour porter sa capacité à 5 millions de barils par jour. Le timing de la sortie — en pleine fermeture d’Ormuz — n’est pas opportuniste : c’est le moment le moins disruptif pour les autres producteurs.

L’article interroge aussi le récit émirien sur la transition énergétique. Malgré la présidence de la COP28 et les investissements dans Masdar, le ratio capex fossile/renouvelables d’ADNOC reste de 7 pour 1 — bien supérieur à celui des majors occidentales. Les producteurs du Golfe sont des partenaires pendant la transition, pas des partenaires de la transition. La coopération doit se bâtir sur les segments d’intérêt réellement partagés : nucléaire civil, sécurité maritime, minéraux critiques, hydrogène bas-carbone.

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