Mon article dans Revue Conflits : Coupe du monde 2026, un Mondial sous le signe de l'énergie
Je signe dans Revue Conflits un article sur la dimension énergétique de la Coupe du monde 2026.
Depuis l’Afrique du Sud en 2010, le Mondial n’a plus quitté les grands producteurs d’hydrocarbures : le Brésil et son pétrole offshore en 2014, la Russie en 2018, le Qatar en 2022, et désormais le trio nord-américain mené par le premier producteur mondial de pétrole et de gaz. Le ballon est devenu une affaire d’énergie.
L’article distingue trois usages de la rente énergétique : l’énergie comme arme, dont la Russie a fait l’expérience avant d’être exclue après l’agression de l’Ukraine ; l’énergie comme charme, avec le Qatar et l’Arabie saoudite qui rachètent des clubs et sponsorisent la FIFA pour bâtir un soft power durable ; et l’énergie comme loi, les États-Unis imposant leurs conditions. Il s’arrête enfin sur le paradoxe français : favorite du tournoi, la France dispose de géants énergétiques mondiaux — EDF, Engie, TotalEnergies — sans dépendre d’hydrocarbures domestiques, en s’appuyant sur l’excellence technique et l’innovation.