Mon article au Global Taiwan Institute : la paradiplomatie de Taïwan, performer la souveraineté
Publié dans Global Taiwan Institute

Mon article au Global Taiwan Institute : la paradiplomatie de Taïwan, performer la souveraineté


Le Global Taiwan Institute (GTI) est un think tank basé à Washington D.C., fondé en 2016. Dédié à la recherche sur les politiques publiques liées à Taïwan, il publie le Global Taiwan Brief, une publication bimensuelle qui réunit des analyses d’experts internationaux sur les enjeux stratégiques, diplomatiques et sécuritaires de Taïwan et de la région indo-pacifique. Le GTI est l’un des principaux centres de réflexion aux États-Unis consacrés exclusivement à Taïwan.

J’y publie un article consacré à la paradiplomatie taïwanaise — la manière dont Taïwan exerce une souveraineté de fait malgré une reconnaissance diplomatique limitée à 12 États.

Le paradoxe diplomatique taïwanais

Taïwan ne dispose que de 12 relations diplomatiques formelles, mais réalise environ 900 milliards de dollars de commerce international annuel et maintient 111 bureaux de représentation dans 57 pays. Cet écart entre reconnaissance formelle et engagement pratique définit l’approche unique de Taïwan en matière de relations internationales.

Les piliers de la paradiplomatie

L’article analyse trois vecteurs principaux :

  • Le réseau TECRO/TECO : 111 bureaux qui fonctionnent comme des ambassades en tout sauf le nom, gérant visas, négociations commerciales, coopération scientifique et programmation culturelle avec un budget d’environ 1,35 milliard de dollars.

  • La diplomatie par les ONG : la Taiwan Foundation for Democracy et le International Cooperation and Development Fund permettent un engagement international via des organisations formellement indépendantes.

  • La coopération décentralisée : villes, universités et clubs sportifs nouent des partenariats directs. Le jumelage Prague-Taipei en 2020 a démontré comment les acteurs infranationaux s’engagent là où les gouvernements hésitent.

La souveraineté performée

La thèse centrale de l’article est que Taïwan « performe » sa souveraineté par la pratique institutionnelle plutôt que par la déclaration formelle. Ce réseau décentralisé se révèle plus résilient face aux pressions de Pékin : il ne présente aucun point de défaillance unique que la Chine pourrait exploiter.

Lire l’article complet sur le Global Taiwan Institute