mai 2011 | Page 2

Signalé par mon copain David Souveste, dans le Progrès de ce matin il y a un passage de l’article relatant la session du conseil région Rhône-Alpes qui m’a un peu amusé et beaucoup consterné à la fois. Cela dit:

Cette avant-dernière journée de session à Charbonnières a connu d’autres micros-événements. Ainsi la présidente du groupe UDC (UMP et centre-droit), Françoise Grossetête a-t-elle été présente dés le début de la session régionale jeudi matin.

Que ce soit un événement que la conseillére régionale UMP, députée européenne et tête de liste de la droite aux dernières échéances en Rhône-Alpes assiste à l’integralité de délibérations sur laquelle elle est élue est tout de même un peu surprenant. La chose est pourtant normale.

Je vous parlais de Tribune de Lyon, des Potins d’Angèle hier qui m’évoquaient, il y a Le Monde qui me fait parler, avec d’autres, sur l’après DSK. Allez lire en cliquant ici.

C’est par le score de 2 à 0 que l’Olympique Lyonnais féminin a battu les championnes sortantes de Postdam et a offert à la France sa première Champion’s League de son histoire (en dehors de la Coupe des Clubs Champions ancienne formule remportée par l’OM ). C’est sur le toit de l’Europe que se situent désormais nos joueuses et le club de l’OL en général.

Une bonne et belle nouvelle qui mérite tous les éloges. Gageons que les garçons vont bientôt suivre sur la voie du succès et que cette victoire aidera le ballon rond féminin dans sa quête vers une reconnaissance méritée.

Ce soir à Londres ce sera la deuxième finale de Champion’s League consécutive pour l’Olympique Lyonnais. De quoi faire très envie aux garçons mais ce seront les filles du club qui affronteront, pour la seconde fois les allemandes de Postdam. 

Malgré une saison terminée sans perdre dans le championnat ( Hein Puel ! ) avec des cartons infligés à Saint-Brieuc, à Montpellier  à La Roche-sur-Yon ou à Montigny, les coéquipiéres de Lara Dickenmann ne partent pas favorites face aux allemandes de Postdam, tenantes du titres.

L’année passée, la victoire du club d’Outre-Rhin s’était joué aux tirs aux buts mais tout le monde se souvient de la seconde mi-temps, où les lyonnaises avaient été outrageusements dominées.

Mais la présence de Lotta Schelin dans l’attaque, absente l’année dernière pour la finale et auteure d’un quadruplé contre le Rossiyanka, d’une Sarah Bouhaddi dans les cages qui passé la plupart des matchs sans encaisser le moindre but, de Sonia Bompastor et Sabrina Viguier pour cadenasser la défense et de façon générale une équipe sérieuse qui séme la terreur sur les terrains de France et du continent, laisse des chances sérieuses à notre équipe. Un peu d’imagination dans un jeu jugé parfois trop prévisible par certains (ce que peut apporter l’entraineur Patrick Lair par rapport à son prédécesseur) et la victoire nous tend les bras.

Le groupe
Gardiennes : Sarah Bouhaddi, Véronique Pons, Pauline Peyraud-Magnin
Défenseures : Laura Georges, Sabrina Viguier, Wendie Renard, Sonia Bompastor, Corine Franco, Aurélie Kaci, Saïda Akherraze
Milieux : Shirley Cruz, Amandine Henry, Ingvild Stensland, Camille Abily, Louisa Nécib, Lara Dickenmann, Amel Majri
Attaquantes : Lotta Schelin, Elodie Thomis, Eugénie Le Sommer, Sandrine Brétigny

Visible sur Direct 8 et Eurosport. Prise d’antenne à 20h45 et début du match à 21h

Comme d’autres blogueurs, je fais tourner cet appel qui demande à une candidature la plus unifiée possible de la gauche pour rassembler largement aux présidentielles. Il y a aussi un autre appel au rassemblement, au PS cette fois, visible chez Collomb et auquel je soucris également.Le temps n’est pas aux marchandages de comptoir, aux postures et aux divisions.

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Excellent dossier,  pour les amateurs de politique locale, sur la naissance, la mort et ce qui qui s’est passé entre les deux de la mouvance Strauss-Kahnienne du Rhône. Je n’ai pas moi-même été interrogé par le journaliste mais il semble avoir eu les bonnes sources comme toujours puisque les articles sont particuliérement justes.

Les Potins d’Angèle, en vente en kiosques sur la région lyonnaise ou en ligne sur leur blog. Deux euros.

PS: Je viens de voir que Tribune de Lyon de ce jeudi avaiit aussi un dossier sur le même sujet. Achetez aussi même si y’a une ou deux coquilles, l’article est plein d’humain

Tribune de Lyon, en ventes en kiosques sur la région lyonnaise. 1,5 euros.

Twitter, mon réseau social favori, est un espace de discussion open, comme les blogs. J’y ai rencontré foule de gens intéréssants, eu des discussions passionnantes, bref j’en suis un peu accro et ravi.

Même si bien sûr la chose ne comporte pas que des agréments.

Twitter repose beaucoup sur son ouverture, ce qui fait son sel. Dans tous les sens du terme.

Sauf à protéger votre compte, n’importe qui peut s’abonner à votre compte librement, considérant que votre avis les intéresse et commenter ce que vous dites. C’est le principe.

Au bout d’un certain temps ce sont des centaines ou des milliers de personnes qui voient donc passer les infos que vous transmettez et vont réagir ou pas dessus, en bien, en mal, en complément, en correction, etc… Il vont aussi continuer à vous suivre ou pas, selon que ce vous dites les intéresse ou pas, ou au contraire les insupporte. Chacun sa liberté. C’est tout l’intérèt de Twitter, mélanger tous les caractéres, toutes les opinions, tous les styles. L’ouverture vers l’autre.

Il y a tout de même certaines étrangetés parfois un peu pénibles. Nicolas faisait une billet récemment sur certains comportements surréalistes des utilisateurs de twitter tel que vécu par lui. Océane apportait son témoignage dans les commentaires et Sarkofrance exprimait, entre autres, son agacement face aux trolls (je met la définition suite à une discussion hier entre Manoz et Colin, qui ne connaissait pas le terme). Et puis c’est récemment Wayne Rooney qui s’embrouille sur Twitter. Le doux gazouillis tourne parfois à l’apreté violente des prises de bec sous l’oiseau bleu.

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J’avais au départ dans un très long et très fastidieux billet commencé à détailler les engagements fidéles d’une dizaine d’années pour Dominique Strauss-Kahn et surtout pour le projet de la sociale-démocratie européenne. Comme d’habitude les discussions sous le billet auraient été ouvertes et bienvenues. Et puis non, finalement. En fait j’avais envie de donner mon regard en arrière. Il m’est forcément individuel. Et puis dans les billets de ce blog qui abordent un décés, je n’ouvre pas le commentaire…

Je n’ai pourtant pas perdu ma vie ces dix dernières années. J’ai fait tant de choses, bien loin de se limiter au soutien à une personnalité politique. J’ai créé, aimé, eu peur, milité, fêté, rit, construit, vécu une vie. Mais c’est une certaine part de mon engagement qui est tout de même parti en fumée une nuit de samedi à dimanche. Et avec moi celui de pas mal d’autres.

J’avais parlé de cette part de mon militantisme concret pour cette sensibilité « strauss-kahnienne », travail parfois quotidien, dans la vraie vie, dans ma vie à moi, loin de se limiter, comme cela peut arriver à la simple expression de sympathie en écrivant une ligne ou deux sur Twitter. Cette tendance qui fait que beaucoup confondent militantisme réel  et soft engagment, cette représentation de la politique qui remplace la politique elle-même, se satisfaisant de peu.

J’avais parlé des heures, des jours passées. Des sacrifices divers. De la création de l’association socialisme et démocratie jeunes Rhône, des amitiés, des embrouilles, des amours, des emmerdes. J’avais parlé des réunions à Paris, du temps perdu avec un groupe de Montpelliérains cinglés. Des histoires débiles internes entre ceux qui venaient de telle ou telle histoire politique. Et puis ce temps perdu aux Mouvement des Jeunes Socialistes, où la majorité n’était pas toujours tendre avec ceux qui comme nous pensaient différement de sa ligne de posture gauchisante, même si aujourd’hui cela améne parfois des anecdotes de guerre amusantes.

J’avais parlé des difficultés aussi à avoir une fidélité et une ligne politique dans un monde où les girouettes sont la norme plus que l’exception. J’avais parlé de ces camarades qui ont l’échine bien souple et le sens du vent et qui parcouraient les différentes chapelles du parti au gré de leurs intérêts, des postes à pourvoir et ne comprenaient pas notre envie de nous engager, avec quelques copains et d’autres, sur une ligne politique et non de se vendre sur Ebay, de jouer les pacmans mangeurs de la politique en quelque sorte. J’avais parlé de ce mépris de beaucoup quand, avant les municipales et les présidentielles, nous étions pressés de rallier ailleurs, pour « notre bien » sinon nous êtions naifs, sinon il allait se passer ci ou ça…Et puis des  conséquences que cela eu parfois de refuser.

J’avais parlé, de ceux et celles que j’ai amené à la politique ou au moins à s’y impliquer bien plus, de ces formations, de ces discussions dans notre génération aujourd’hui trentenaires, sur des sujets passionnants, complexes, où nous êtions parfois iconoclastes, là où je vois la même génération à droite n’aborder jamais ou presque les problémes de fonds.

J’avais parlé du parisianisme pénible des nombreux cadres de la mouvance, de ces problématiques parisiano centrées ou Val d’Oisocentrées, qui passaient souvent plus de temps à problématique la section de Sarcelles qu’a penser à s’intéresser à l’ensemble du pays. J’avais parlé de ces cadres du Rhône, si lâcheurs pendants les coups durs, si empressés à prendre des responsabilités nationales qu’ils n’assumaient pas toujours, enferrés d’individualisme. J’avais parlé de ce long combat désintéressé et sincère dans lequel il n’y avait surtout à prendre que des coups, des disputes dans la vraie de vraie vie sur Dominique, sur le reste. J’avais parlé des fois où il fallait s’adapter aux uns et aux autres pour la cohésion du groupe, où l’union était un combat. J’avais parlé des moments de fraternité, trop rares, et des moments de petits calculs individuels, hélas plus fréquents. J’avais parlé des gens, nombreux, avec qui je me suis engueulé, un peu ou beaucoup, à cause de mes choix et de leur défense.

Si une page se tourne aujourd’hui, la fin d’un certain engagement, il reste  Il y eu, il y a Lyon, il y a le 7e, il y a l’Europe, la République, le socialisme démocratique et tant d’autres choses. Il y a le tranchant des idées qu’on défend, parfois dans la dispute, la tourmente et l’opprobre.Il y a la satisfaction de l’action concrète, celle qui manque à beaucoup de bavards, de révolutionnaires sur canapé, de réactionnaires sur leur chaise. Le combat continue, autrement.