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Elections législatives partielles : le culte du résultat banal (Lyonnitude(s) )

Les élections partielles, partout en Europe, sont favorables au sortant. Ainsi pendant quinze ans les travaillistes, pourtant majoritaire pendant plus de 80% du temps n’ont pas gagné un seul siège sur les conservateurs dans ce type de scrutin à une seule exception. Tel en est-il aussi en France, où de cantonales en législatives, le sortant est toujours reconduit, de façon systématique. Toujours.

Dans les pays où les paris sur la politiques sont possibles, nombres de bookmakers refusent d’enregistrer la mise sur les partielles. Il n’y a que dans un cas où la possibilité de jeu ouvert existe: si il y a eu triangulaire, ce qui redistribue les cartes…

Ce soir a été banal: trois circonscriptions de droite ont mis des candidats de droite en tête du premier tour.

Les législatives de ce soir ne faisaient pas exception à la régle: il y a avait des circonscriptions avec des sortants de l’opposition, très solidements implantés dans leurs territoires.

D’abord Patrick Devedjian, président du conseil général des Hauts de Seine, symbole du bastion de droite si il en est, élu d’une circonscription qui n’a jamais voté à gauche depuis sa création. S’y présenter à droite et gagner est aussi difficile que de trouver un verre de vin le jour du beaujolais nouveau.

Le candidat de la majorité présidentielle (MRC soutenu par le PS et les verts) arrive, tout comme la candidate du Front de Gauche, Pascale Le Neouannic, a progresser sur la circonscription. Julien Landfried gagne en effet de 3 points sur la circonscription par rapport à Juin. Pas mal dans un contexte de partielles où les challengers perdent presque toujours. Bizarrement l’UMP et les RUMP essaient de faire croire à un désaveu du PS…

C’est un peu comme la circonscription (la première du Val de Marne) où l’élection du député Plagnol (ex UMP, ayant quitté le parti pour l’UDI à cause de la droitisation, ce qui lui vaut la haine de certains ) avaient été invalidée.Jamais gagnée par la gauche depuis, là aussi  depuis la création de la circonscription.

Le siége de député est occupé par un ancien ministre de Jacques Chirac. c’est la aussi un lieu dans lequel on part à gauche pour défendre les couleurs de son camp pour le sport, un peu comme si Michael Moore ou Nicolas J choisissaient de défier à la course à pied Usain Bolt en ayant les jambes attachées.

Résultat prévu: Monsieur Plagnol va retrouver son siège. Aussi surprenant qu’un sujet sur les bikinis dans le Marie-Claire du mois de Juin.

Enfin le cas de la sixième circonscription de l’Hérault était un peu différent mais de peu. La circonscription a toujours été très largement aux conservateurs (53.88% par exemple pour Sarkozy en 2012, plus de 59% en 2007), la gauche y faisant des scores assez minables, contrairement au reste de l’Hérault, très socialiste et a toujours envoyé des députés de droite depuis la création de la circonscription.

Pourtant aux dernières législatives, largement majoritaire, la droite s’est coupée en deux et la socialiste a gagnée de façon inespérée en profitant de la division entre droite et FN, tous deux présents au second tour, tous deux ayant dans cette région de France des électorats semblables. Avec une participation en baisse, le FN a certes augmenté son score mais n’est pas qualifié pour le second tour. Cela  devrait aider, même si Dolores Roqué garde des chances de l’emporter, l’ex-député UMP de la circonscription, largement élu en temps normal, à retrouver son siège.

Bref rien d’illogique ce soir…on est un peu surpris par les cris d’enthousiasme que veulent pousser les sympathisants de droite sur les réseaux sociaux certrains des plus excités parlant d’un plébiscite du peuple de France (réduit à trois circonscriptions de droite donc) mais il faut bien se donner du coeur à l’ouvrage dans les circonstances qu’ils traversent.

Un peu comme si le PS avait crié à la vague rose le week-end passé où Anne Emery Dumas a été élue sénatrice socialiste de la Nièvre. Lors d’une élection partielle…