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avril 2012 | Page 2

François Hollande, le candidat que j’ai choisi depuis des mois, est favori. Certes il serait surprenant qu’il arrive en tête au premier tour puisque le candidat sortant est le seul ou presque à droite, exception faite du modeste Dupont-Aignan et d’une fraction des partisans de Bayrou. et qu’il n’est jamais arrivé qu’un sortant, même battu comme le fut Giscard, ne soit devant au premier tour. François Hollande est par contre, pour l’instant,  le favori au second. Mais tant de travail reste à faire.

Ma position en faveur d’un candidat socialiste, qui plus est de la tendance sociale-démocrate, n’est pas une surprise. Mais il y a, au-delà des étiquettes, des raisons importantes pour moi de faire ce choix de rassemblement des français. Certains de mes ami(e)s vous en donné 17. D’autres vous ont 10 raisons de ne pas voter pour lui. François Hollande a, lui, un projet avec 60 propositions.

Je serais plus modeste j’en donnerais dans ce billet sept raisons à mon vote. Il y en a d’autres, bien d’autres mais il me faut résumer.

1-Je veux un pays plus uni. Les chefs d’entreprises, les fonctionnaires, les salariés du privé, les indépendants, les français de souche, ceux venus à la République plus tard dans la chronologie forment un pays. J’ai envie d’un pays où chacun soit respecté.

2-Je veux un pays plus solidaire. Je refuse l’assistanat mais je pense que ceux qui n’ont pas de chance dans la vie doivent être aidés à retrouver le chemin de l’espèrance et aux possibilités de s’assumer, dans lequel le travail ne sera pas plus pénalisé financièrement que le capital.

3-Je veux des territoires plus respectés. Lyonnais et attaché à ma ville, profondément européen, je suis aussi profondément républicain. Vivre en France, cela doit pouvoir dire espérer dans la France partout où que l’on vive.

4-Je veux un pays dynamique, où l’on puisse réfléchir, entreprendre, où la fiscalité soit moins pénalisante pour celui qui commence son aventure entrepreunariale que pour les grands groupes installés, où l’ont puisse travailler autrement si on le souhaite, où les PME soient soutenues dans leurs financements, où la recherche cesse d’être bradée, où internet ne soit plus un simple lieu de flicage en matière de politiques publiques mais un espace d’opportunités.

5-Je veux un pays sûr, dans lequel la sécurité soit assurée pour tous, dans tous les territoires de la République, où les effectifs de police ne soient pas une variable d’ajustement des politiques publiques, où les forces de l’ordres soient partout et pas seulement dans certains quartiers. Une France plus en sécurité, c’est aussi, comme le fait François Hollande, penser aux moyens de résoudre la question de la dette creusée.

6-Je veux un pays qui donne sa chance à chacun, en assurant une éducation de qualité et les possibilités à chaque enfant de France de pouvoir avoir les mêmes possibilités de destin par l’école, où le logement ne soit pas une pure spéculation financière.

7-Je veux un pays plus respectueux de l’environnement, où l’on encourage les énergies propres tout en préparant, dans le long et moyen terme, la transition énergétique.

ps: la campagne s’arrêtant bientôt je suis contraint de désactiver les commentaires sur ce billet

#1 Clip officiel de campagne de François Hollande par francoishollande

Christophe Batier et votre serviteur interviewent Gérard Collomb sur le forum mondial du web et l’avenir du web lyonnais pendant le www2012


Dans nombre de cas, le blogueur, comme tout preneur de plume, fut-elle numérique, est confronté à la page blanche. C’est le manque d’inspiration qui constitue fort souvent le poison du carnet numérique.

Le www2012 , qui se tiens à Lyon jusqu’à vendredi, constitue un cas inverse: les gens croisés, les travaux, les synergies, les événements sont bien trop riches pour être résumés. Et le temps manque.

On pourra relever, pour synthétiser et gagner du temps:

1 –Une participation record depuis 10 ans. Le programme a été chamboulé devant le succès de l’événement qui n’attendait pas une telle affluence venue de tous les coins du monde. L’occasion de discuter avec des passionnés et des passionnants de tous continents.

2-Des discussions très politiques parfois puisqu’il a beaucoup été question de l’élaboration d’une stratégie européenne par rapport à l’omniprésence US sur la toile. La commissaire européenne Neelie Kros en charge du digital agenda, présente au forum et nombre d’acteurs ont mené une reflexion la-dessus.

3-La pérennisation de Lyon, capitale du web. La rumeur a couru un peu partout, car c’est la volonté de certains décideurs des conférences www: au lieu de changer de ville à chaque fois, il pourrait y avoir une ville fixe pour acceuillir la conférence en Europe une fois tous les trois ans. Lyon serait à ce moment candidat. Mais Alain Mille, co-président du www2012, estime qu’il va être difficile, voire impossible de fixer le forum à Lyon (les régles de la conférence ne le permettent pas) comme l’aurait souhaité Gérard Collomb, moi-même et de nombreux acteurs locaux du numérique.

Mais le www2012 ne sera pas qu’une étoile filante. Différentes discussions, dont une entre Alain Mille, Tim Berners-Lee (inventeur du web) et Gérard Collomb portent sur la création d’un événement annuel à Lyon, avec des acteurs internationaux, incluant largement les acteurs locaux, sur le web. J’y prendrais bien sûr ma part et je ne doute pas que mes amis de La Cuisine du Web également. Enfin la plénière du W3C se tiendra aussi dans quelques temps dans notre ville.

4-La diversité des discussions et travaux: normes des protocoles, travaux scientifiques, musique en ligne, philosophie, politique, business, libertés publiques, neutralité du net, le programme fut diversifié à l’image de cette conférence « Les deux défis du futur : faire face au nombre croissant de données et à la complexité du Web en tant qu’objet » . Moins scientifique mais une joie pour les amateurs de bande-dessinées en ligne, le célèbre Boulet Corp fit une conférence drôle et pleine d’humanité. 

5-Le clou des conférences fut celle de Tim Berners-Lee, notre pére à tous en ce www2012 puisqu’il inventa le web.  Tim critiqua les application mobiles, trop fermées en plaidant à l’inverse pour une adaptation des sites aux smartphones en utilisant les  standards du web. Un position qui ne fera pas plaisir à Apple par exemple.Il plaida également pour la rémunération des créateurs de contenus ainsi que contre les législations de contrôle. Il a plaidé également pour la protection des données privées, affirmant qu’il était impossible de savoir ce que pourrait devenir un fichage dans l’avenir. Baidu, qui pour des raisons qui m’échappent, tient un stand dans la manifestation, a du tousser.

6-L’implication très forte des acteurs locaux: entreprises, scientifiques, individuels, ils sont le sel et le sang du web des lyonnais. Ils sont présents par leurs partenariats, leur présence, leurs keynotes. L’occasion d’en retrouver beaucoup de déjà connus, d’en découvrir d’autres. L’occasion d’avoir souvent l’égo flatté « vous seriez pas Romain Blachier? Je vous lis régulièrement » et parfois d’espérer qu’au vu du lecteur, il ne soit pas tombé sur des billets trop frivoles ! L’occasion de monter des projets, de construire, d’installer des synergies, d’installer des amitiés. La beauté de l’humain lorsqu’il va dans des passions communes.

Pour d’autres aperçus voir également les billets de Guillaume Germain , Pierre Lemasson et Laurent Assouad


Hier soir  l’Université de Lyon organisait, sous l’égide du fantastique Christophe Batier une soirée de réflexion sur nos usages de l’internet dans le cadre des off du www2012. Un moment très riche en compagnie de Serge Soudoplatoff , Dominique Cardon et Thierry Crouzet.

Un premier constat: Il faut absolument refaire ce genre d’événement, qui mélent la réflexion sur internet, les usages du web, la philosophie et la politique. J’ai d’ailleurs proposé à Christophe Batier d’en organiser quelques-unes à la Mairie de Lyon 7e.

La réflexion fut riche donc et le public passionné et souvent tout aussi passionnant. L’occasion de rencontrer aussi AFK un certain nombre de gens se suivant les uns et les autres à travers les réseaux sociaux, les blogs et les articles écrits par les uns et les autres.

Soudoplatoff : Brillant.  Excellents propos sur l’open-data, avec de l’humour. Parfois un peu dogmatique dans ses prises de positions citoyennes parfois un peu à la hache ou économiques (Comparer Renault et Cisco n’a que peu de sens).  D’une grande pertinence sur le web populaire par exemple en évoquant ces immenses forums sur les gros tracteurs. D’une remarquable acuité sur la question de la dispersion et de la concentration sur internet. J’ai par exemple beaucoup apprécié l’énonciation d’une vérité simple: Etre un gros joueur dans une guilde sur WOW est aussi une expérience valorisable d’expérience du travail collectif.

Cardon Le sociologue fut une mine. D’abord en nous apprenant que certains trendings topics de twitter étaient censurés. Puis en menant une réflexion très intéressante sur la question de la neutralité du ranking.De même en mettant en garde sur le fait que la mise en place de réseaux sociaux au sein de l’entreprise, si ils pouvaient changer des habitudes, ne devait pas être pris comme une démocratisation réelle d’entreprise.

Crouzet Aucun des trois intervenants ne manquait d’humour. Mais Thierry encore moins que les autres.  Il nous a d’ailleurs stupéfié en nous racontant sa tentative de télécharger Wikipédia (oui tout Wikipédia) avant de passer un an sans se connecter.  Sa cure de désintoxication numérique est d’ailleurs raconté dans son dernier ouvrage « J’ai débranché » que j’ai lu d’ailleurs avec beaucoup de plaisir. Un moins structuré à mon sens lorsqu’il parle de démocratie numérique, il nous a passionné par son expérience et par sa réflexion sur la présence physique et la présence mentale ainsi que par sa grande sincérité.

Vous pourrez prochainement voir l’intégralité ou au moins de large extraits de cette passionnante conférence et des échanges qui ont suivi (dont l’intervention de votre serviteur peut-être) très vite en vidéo. Vous pouvez d’hors et déjà voir d’autres aperçus de cette conférence chez Mathias (qui a réalisé un storify de la soirée) et chez Pierre qui y consacre une partie de son billet.

merci à Laurent pour sa photo d’origine

Premier jour au www2012 où je viens en visite pour différentes raisons, d’abord professionnelles mais aussi en matière de blogue et de curiosité.

Viste au stand du moteur chinois Baidu, qui refuse de répondre à la moindre question, ce qui est fort curieux lorsque l’on est une entreprise qui a décidé de prendre un stand, discussion avec le Lab d’Orange, conférence sur le web anti-social avec différentes applications de jeunes chercheurs aux réseaux, le temps est dense.

On y croise différentes entreprises, Antidot de Pierre Col par exemple, on croise des universitaires et des chercheurs. Et puis on croise aussi quelques amis des blogs à l’instar de Sébastien Desbenoit,  Sir Chamallow, La Ferme du Web, Laurent Assouad, Kriisiis, Yves.

L’un des points essentiels du programme énergétique de François Hollande est d’amener  à un niveau de 20% de consommation d’énergie renouvelable d’ici 2020, soit un peu plus de 5 points de la production actuelle puis que notre pays soit sur les rails du 50% en 2050.
Il faut savoir que chaque année, la France importe pour plus de 69 milliards d’énergies diverses (électricité, pétrole etc…) . Sans ces imports notre balance serait équilibrée.

Le nucléaire, tant vanté comme un moyen d’assurer l’indépendance énergétique de notre pays, n’assure pourtant pas cette tâche: déjà parce que l’uranium est importé. Il provient notamment de pays aujourd’hui fortement instables comme le Niger ou le Mali.

Ensuite parce que l’hiver dernier en a été une démonstration éclatante de notre dépendance: La France a massivement acheté à prix d’or de l’énergie électrique à une Allemagne ayant pourtant une part de nucléaire bien inférieure à celle de notre pays dans sa production. Il est ainsi arrivé que des MwH soient achetés par les entreprises françaises de distribution à 1938 euros l’unité aux producteurs allemands en février alors que le prix normal se situe autour de 60 euros…

Le nucléaire n’est donc pas sans risque mais en plus il ne nous rend pas indépendant. Il faut donc solutionner le probléme et cela doit s’effectuer sur le long terme.

D’abord parce qu’on ne change pas en une poignée d’années le mix énergétique français. En 2010 par exemple 14,8% de la consommation d’énergie est issue des différentes filières du renouvelable.

Niveau production presque les trois-quarts de la production électrique actuelle française est nucléaire, la principale énergie renouvelable étant l’hydroélectrique (dont notamment les lyonnais de la CNR).

L’idée de François Hollande, conformément aux engagements déjà pris par la France, est de faire en sorte qu’en augmentant l’offre d’énergie renouvelable et en fermant la centrale de Fessenheim, obsolète, on arrive progressivement à une proportion moins forte de nucléaire et à davantage d’énergie verte.

Cela ne fera pas en un an ni même en un mandat mais il faut enclencher fortement ce mouvement. Il passe par la reconversion progressive des salariés du secteur nucléaire, la recherche et la mise en place d’une réelle politique en faveur des énergies renouvelables. Cette dernière action avait commencée à être mise en place par Nicolas Sarkozy, avec raison, avant d’être par la suite complétement abandonnée sous diverses pressions. Aujourd’hui il n’est hélas plus tellement question d’énergies renouvelables dans le discours du sortant.

Pourtant le courant vert est pris de plus en plus en compte par les industriels. Renault sort prochainement la Zoé, un véhicule fonctionnant avec une électricité certifiée durable. Contribuant ainsi, certes modestement, à réduire l’énergie que nous importons le plus: le pétrole.

avril 2012 | Page 2

François Hollande, le candidat que j’ai choisi depuis des mois, est favori. Certes il serait surprenant qu’il arrive en tête au premier tour puisque le candidat sortant est le seul ou presque à droite, exception faite du modeste Dupont-Aignan et d’une fraction des partisans de Bayrou. et qu’il n’est jamais arrivé qu’un sortant, même battu comme le fut Giscard, ne soit devant au premier tour. François Hollande est par contre, pour l’instant,  le favori au second. Mais tant de travail reste à faire.

Ma position en faveur d’un candidat socialiste, qui plus est de la tendance sociale-démocrate, n’est pas une surprise. Mais il y a, au-delà des étiquettes, des raisons importantes pour moi de faire ce choix de rassemblement des français. Certains de mes ami(e)s vous en donné 17. D’autres vous ont 10 raisons de ne pas voter pour lui. François Hollande a, lui, un projet avec 60 propositions.

Je serais plus modeste j’en donnerais dans ce billet sept raisons à mon vote. Il y en a d’autres, bien d’autres mais il me faut résumer.

1-Je veux un pays plus uni. Les chefs d’entreprises, les fonctionnaires, les salariés du privé, les indépendants, les français de souche, ceux venus à la République plus tard dans la chronologie forment un pays. J’ai envie d’un pays où chacun soit respecté.

2-Je veux un pays plus solidaire. Je refuse l’assistanat mais je pense que ceux qui n’ont pas de chance dans la vie doivent être aidés à retrouver le chemin de l’espèrance et aux possibilités de s’assumer, dans lequel le travail ne sera pas plus pénalisé financièrement que le capital.

3-Je veux des territoires plus respectés. Lyonnais et attaché à ma ville, profondément européen, je suis aussi profondément républicain. Vivre en France, cela doit pouvoir dire espérer dans la France partout où que l’on vive.

4-Je veux un pays dynamique, où l’on puisse réfléchir, entreprendre, où la fiscalité soit moins pénalisante pour celui qui commence son aventure entrepreunariale que pour les grands groupes installés, où l’ont puisse travailler autrement si on le souhaite, où les PME soient soutenues dans leurs financements, où la recherche cesse d’être bradée, où internet ne soit plus un simple lieu de flicage en matière de politiques publiques mais un espace d’opportunités.

5-Je veux un pays sûr, dans lequel la sécurité soit assurée pour tous, dans tous les territoires de la République, où les effectifs de police ne soient pas une variable d’ajustement des politiques publiques, où les forces de l’ordres soient partout et pas seulement dans certains quartiers. Une France plus en sécurité, c’est aussi, comme le fait François Hollande, penser aux moyens de résoudre la question de la dette creusée.

6-Je veux un pays qui donne sa chance à chacun, en assurant une éducation de qualité et les possibilités à chaque enfant de France de pouvoir avoir les mêmes possibilités de destin par l’école, où le logement ne soit pas une pure spéculation financière.

7-Je veux un pays plus respectueux de l’environnement, où l’on encourage les énergies propres tout en préparant, dans le long et moyen terme, la transition énergétique.

ps: la campagne s’arrêtant bientôt je suis contraint de désactiver les commentaires sur ce billet

#1 Clip officiel de campagne de François Hollande par francoishollande

Christophe Batier et votre serviteur interviewent Gérard Collomb sur le forum mondial du web et l’avenir du web lyonnais pendant le www2012


Dans nombre de cas, le blogueur, comme tout preneur de plume, fut-elle numérique, est confronté à la page blanche. C’est le manque d’inspiration qui constitue fort souvent le poison du carnet numérique.

Le www2012 , qui se tiens à Lyon jusqu’à vendredi, constitue un cas inverse: les gens croisés, les travaux, les synergies, les événements sont bien trop riches pour être résumés. Et le temps manque.

On pourra relever, pour synthétiser et gagner du temps:

1 –Une participation record depuis 10 ans. Le programme a été chamboulé devant le succès de l’événement qui n’attendait pas une telle affluence venue de tous les coins du monde. L’occasion de discuter avec des passionnés et des passionnants de tous continents.

2-Des discussions très politiques parfois puisqu’il a beaucoup été question de l’élaboration d’une stratégie européenne par rapport à l’omniprésence US sur la toile. La commissaire européenne Neelie Kros en charge du digital agenda, présente au forum et nombre d’acteurs ont mené une reflexion la-dessus.

3-La pérennisation de Lyon, capitale du web. La rumeur a couru un peu partout, car c’est la volonté de certains décideurs des conférences www: au lieu de changer de ville à chaque fois, il pourrait y avoir une ville fixe pour acceuillir la conférence en Europe une fois tous les trois ans. Lyon serait à ce moment candidat. Mais Alain Mille, co-président du www2012, estime qu’il va être difficile, voire impossible de fixer le forum à Lyon (les régles de la conférence ne le permettent pas) comme l’aurait souhaité Gérard Collomb, moi-même et de nombreux acteurs locaux du numérique.

Mais le www2012 ne sera pas qu’une étoile filante. Différentes discussions, dont une entre Alain Mille, Tim Berners-Lee (inventeur du web) et Gérard Collomb portent sur la création d’un événement annuel à Lyon, avec des acteurs internationaux, incluant largement les acteurs locaux, sur le web. J’y prendrais bien sûr ma part et je ne doute pas que mes amis de La Cuisine du Web également. Enfin la plénière du W3C se tiendra aussi dans quelques temps dans notre ville.

4-La diversité des discussions et travaux: normes des protocoles, travaux scientifiques, musique en ligne, philosophie, politique, business, libertés publiques, neutralité du net, le programme fut diversifié à l’image de cette conférence « Les deux défis du futur : faire face au nombre croissant de données et à la complexité du Web en tant qu’objet » . Moins scientifique mais une joie pour les amateurs de bande-dessinées en ligne, le célèbre Boulet Corp fit une conférence drôle et pleine d’humanité. 

5-Le clou des conférences fut celle de Tim Berners-Lee, notre pére à tous en ce www2012 puisqu’il inventa le web.  Tim critiqua les application mobiles, trop fermées en plaidant à l’inverse pour une adaptation des sites aux smartphones en utilisant les  standards du web. Un position qui ne fera pas plaisir à Apple par exemple.Il plaida également pour la rémunération des créateurs de contenus ainsi que contre les législations de contrôle. Il a plaidé également pour la protection des données privées, affirmant qu’il était impossible de savoir ce que pourrait devenir un fichage dans l’avenir. Baidu, qui pour des raisons qui m’échappent, tient un stand dans la manifestation, a du tousser.

6-L’implication très forte des acteurs locaux: entreprises, scientifiques, individuels, ils sont le sel et le sang du web des lyonnais. Ils sont présents par leurs partenariats, leur présence, leurs keynotes. L’occasion d’en retrouver beaucoup de déjà connus, d’en découvrir d’autres. L’occasion d’avoir souvent l’égo flatté « vous seriez pas Romain Blachier? Je vous lis régulièrement » et parfois d’espérer qu’au vu du lecteur, il ne soit pas tombé sur des billets trop frivoles ! L’occasion de monter des projets, de construire, d’installer des synergies, d’installer des amitiés. La beauté de l’humain lorsqu’il va dans des passions communes.

Pour d’autres aperçus voir également les billets de Guillaume Germain , Pierre Lemasson et Laurent Assouad


Hier soir  l’Université de Lyon organisait, sous l’égide du fantastique Christophe Batier une soirée de réflexion sur nos usages de l’internet dans le cadre des off du www2012. Un moment très riche en compagnie de Serge Soudoplatoff , Dominique Cardon et Thierry Crouzet.

Un premier constat: Il faut absolument refaire ce genre d’événement, qui mélent la réflexion sur internet, les usages du web, la philosophie et la politique. J’ai d’ailleurs proposé à Christophe Batier d’en organiser quelques-unes à la Mairie de Lyon 7e.

La réflexion fut riche donc et le public passionné et souvent tout aussi passionnant. L’occasion de rencontrer aussi AFK un certain nombre de gens se suivant les uns et les autres à travers les réseaux sociaux, les blogs et les articles écrits par les uns et les autres.

Soudoplatoff : Brillant.  Excellents propos sur l’open-data, avec de l’humour. Parfois un peu dogmatique dans ses prises de positions citoyennes parfois un peu à la hache ou économiques (Comparer Renault et Cisco n’a que peu de sens).  D’une grande pertinence sur le web populaire par exemple en évoquant ces immenses forums sur les gros tracteurs. D’une remarquable acuité sur la question de la dispersion et de la concentration sur internet. J’ai par exemple beaucoup apprécié l’énonciation d’une vérité simple: Etre un gros joueur dans une guilde sur WOW est aussi une expérience valorisable d’expérience du travail collectif.

Cardon Le sociologue fut une mine. D’abord en nous apprenant que certains trendings topics de twitter étaient censurés. Puis en menant une réflexion très intéressante sur la question de la neutralité du ranking.De même en mettant en garde sur le fait que la mise en place de réseaux sociaux au sein de l’entreprise, si ils pouvaient changer des habitudes, ne devait pas être pris comme une démocratisation réelle d’entreprise.

Crouzet Aucun des trois intervenants ne manquait d’humour. Mais Thierry encore moins que les autres.  Il nous a d’ailleurs stupéfié en nous racontant sa tentative de télécharger Wikipédia (oui tout Wikipédia) avant de passer un an sans se connecter.  Sa cure de désintoxication numérique est d’ailleurs raconté dans son dernier ouvrage « J’ai débranché » que j’ai lu d’ailleurs avec beaucoup de plaisir. Un moins structuré à mon sens lorsqu’il parle de démocratie numérique, il nous a passionné par son expérience et par sa réflexion sur la présence physique et la présence mentale ainsi que par sa grande sincérité.

Vous pourrez prochainement voir l’intégralité ou au moins de large extraits de cette passionnante conférence et des échanges qui ont suivi (dont l’intervention de votre serviteur peut-être) très vite en vidéo. Vous pouvez d’hors et déjà voir d’autres aperçus de cette conférence chez Mathias (qui a réalisé un storify de la soirée) et chez Pierre qui y consacre une partie de son billet.

merci à Laurent pour sa photo d’origine

Premier jour au www2012 où je viens en visite pour différentes raisons, d’abord professionnelles mais aussi en matière de blogue et de curiosité.

Viste au stand du moteur chinois Baidu, qui refuse de répondre à la moindre question, ce qui est fort curieux lorsque l’on est une entreprise qui a décidé de prendre un stand, discussion avec le Lab d’Orange, conférence sur le web anti-social avec différentes applications de jeunes chercheurs aux réseaux, le temps est dense.

On y croise différentes entreprises, Antidot de Pierre Col par exemple, on croise des universitaires et des chercheurs. Et puis on croise aussi quelques amis des blogs à l’instar de Sébastien Desbenoit,  Sir Chamallow, La Ferme du Web, Laurent Assouad, Kriisiis, Yves.

L’un des points essentiels du programme énergétique de François Hollande est d’amener  à un niveau de 20% de consommation d’énergie renouvelable d’ici 2020, soit un peu plus de 5 points de la production actuelle puis que notre pays soit sur les rails du 50% en 2050.
Il faut savoir que chaque année, la France importe pour plus de 69 milliards d’énergies diverses (électricité, pétrole etc…) . Sans ces imports notre balance serait équilibrée.

Le nucléaire, tant vanté comme un moyen d’assurer l’indépendance énergétique de notre pays, n’assure pourtant pas cette tâche: déjà parce que l’uranium est importé. Il provient notamment de pays aujourd’hui fortement instables comme le Niger ou le Mali.

Ensuite parce que l’hiver dernier en a été une démonstration éclatante de notre dépendance: La France a massivement acheté à prix d’or de l’énergie électrique à une Allemagne ayant pourtant une part de nucléaire bien inférieure à celle de notre pays dans sa production. Il est ainsi arrivé que des MwH soient achetés par les entreprises françaises de distribution à 1938 euros l’unité aux producteurs allemands en février alors que le prix normal se situe autour de 60 euros…

Le nucléaire n’est donc pas sans risque mais en plus il ne nous rend pas indépendant. Il faut donc solutionner le probléme et cela doit s’effectuer sur le long terme.

D’abord parce qu’on ne change pas en une poignée d’années le mix énergétique français. En 2010 par exemple 14,8% de la consommation d’énergie est issue des différentes filières du renouvelable.

Niveau production presque les trois-quarts de la production électrique actuelle française est nucléaire, la principale énergie renouvelable étant l’hydroélectrique (dont notamment les lyonnais de la CNR).

L’idée de François Hollande, conformément aux engagements déjà pris par la France, est de faire en sorte qu’en augmentant l’offre d’énergie renouvelable et en fermant la centrale de Fessenheim, obsolète, on arrive progressivement à une proportion moins forte de nucléaire et à davantage d’énergie verte.

Cela ne fera pas en un an ni même en un mandat mais il faut enclencher fortement ce mouvement. Il passe par la reconversion progressive des salariés du secteur nucléaire, la recherche et la mise en place d’une réelle politique en faveur des énergies renouvelables. Cette dernière action avait commencée à être mise en place par Nicolas Sarkozy, avec raison, avant d’être par la suite complétement abandonnée sous diverses pressions. Aujourd’hui il n’est hélas plus tellement question d’énergies renouvelables dans le discours du sortant.

Pourtant le courant vert est pris de plus en plus en compte par les industriels. Renault sort prochainement la Zoé, un véhicule fonctionnant avec une électricité certifiée durable. Contribuant ainsi, certes modestement, à réduire l’énergie que nous importons le plus: le pétrole.