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De l’utilité d’une fête du travail

La fête des travailleurs est fixée au premier mai sous sa forme actuelle depuis fort longtemps. C’est en 1889 que l’internationale socialiste propose une journée d’action et de défilés à cette date pour obtenir une réduction du temps de travail et des droits nouveaux.

La tradition s’est poursuivie depuis, avec ses drames comme par exemple ce rassemblement d’ouvriers de Fourmies, inspirés par le socialisme, réprimé par la police.

Depuis nombre de choses se sont greffées sur cette fête des travailleurs. Il est jusqu’au Pape Pie XII qui a instauré en 1955 la fête de St-Joseph artisan.

Mais à chaque fois la manifestation qui regroupe citoyens, syndicats de salariés et partis de gauche (et parfois, bien plus rarement, des militants du centre)porte sur des revendications d’avancées sociales.

Seul exception lorsque le Maréchal Pétain et son secrétaire d’Etat René Belin la transformèrent en une ballade digestive sans contenu précis…avant que la République et la gauche ne reviennent redonner son caractère originel à la fête par des décrets de 1947 et 1948. Curieusement on gardera le muguet pétainiste qui avait supplanté l’œillet rouge des manifestations originelles…

La fête des travailleurs a donc une longue histoire, porteuse d’avancées sociales: les congés payés, la réduction du temps de travail, l’amélioration de ses conditions…Elle a une tradition et un sens: l’amélioration constante de la situation des travailleurs.

Ce que veut développer Nicolas Sarkozy, à savoir une fête du vrai travail est  sorti subitement de nul part (on en parlait pas la semaine passée ) et prévu volontairement le même jour pour aller à la confrontation. Une étrange idée provenant de nul autre lieu que du cerveau d’un de ses communicants n’a guère de sens dans ce contexte, à part une division entre les uns et les autres. On ne voit pas, à part créer un événement marketing sur un concept flou, ce qu’apporte un tel événement puisque depuis le début de la campagne le sortant, à la différence de son challenger, ne fait presque aucune proposition sur l’emploi ou l’entreprise en général, se concentrant sur l’immigration. Sa politique ces dernières année a d’ailleurs particulièrement facilité la rente au détriment de l’activité professionnelle, bien davantage taxée. Alors une telle fête pour quoi faire  à peut-être distraire l’actualité d’autre chose comme le fait également le quotidien le soutenant ?

D’autant que si Nicolas Sarkozy garde une forte base dans certaines catégories (témoins ses scores dans les beaux quartiers et les banlieues les plus aisées) sa première base électorale reste les retraités…qui ne travaillent plus.

De l’utilité d’une fête du travail

La fête des travailleurs est fixée au premier mai sous sa forme actuelle depuis fort longtemps. C’est en 1889 que l’internationale socialiste propose une journée d’action et de défilés à cette date pour obtenir une réduction du temps de travail et des droits nouveaux.

La tradition s’est poursuivie depuis, avec ses drames comme par exemple ce rassemblement d’ouvriers de Fourmies, inspirés par le socialisme, réprimé par la police.

Depuis nombre de choses se sont greffées sur cette fête des travailleurs. Il est jusqu’au Pape Pie XII qui a instauré en 1955 la fête de St-Joseph artisan.

Mais à chaque fois la manifestation qui regroupe citoyens, syndicats de salariés et partis de gauche (et parfois, bien plus rarement, des militants du centre)porte sur des revendications d’avancées sociales.

Seul exception lorsque le Maréchal Pétain et son secrétaire d’Etat René Belin la transformèrent en une ballade digestive sans contenu précis…avant que la République et la gauche ne reviennent redonner son caractère originel à la fête par des décrets de 1947 et 1948. Curieusement on gardera le muguet pétainiste qui avait supplanté l’œillet rouge des manifestations originelles…

La fête des travailleurs a donc une longue histoire, porteuse d’avancées sociales: les congés payés, la réduction du temps de travail, l’amélioration de ses conditions…Elle a une tradition et un sens: l’amélioration constante de la situation des travailleurs.

Ce que veut développer Nicolas Sarkozy, à savoir une fête du vrai travail est  sorti subitement de nul part (on en parlait pas la semaine passée ) et prévu volontairement le même jour pour aller à la confrontation. Une étrange idée provenant de nul autre lieu que du cerveau d’un de ses communicants n’a guère de sens dans ce contexte, à part une division entre les uns et les autres. On ne voit pas, à part créer un événement marketing sur un concept flou, ce qu’apporte un tel événement puisque depuis le début de la campagne le sortant, à la différence de son challenger, ne fait presque aucune proposition sur l’emploi ou l’entreprise en général, se concentrant sur l’immigration. Sa politique ces dernières année a d’ailleurs particulièrement facilité la rente au détriment de l’activité professionnelle, bien davantage taxée. Alors une telle fête pour quoi faire  à peut-être distraire l’actualité d’autre chose comme le fait également le quotidien le soutenant ?

D’autant que si Nicolas Sarkozy garde une forte base dans certaines catégories (témoins ses scores dans les beaux quartiers et les banlieues les plus aisées) sa première base électorale reste les retraités…qui ne travaillent plus.