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Rugby | romainblachier.fr

Appris grâce à Sarah Peillon et à Elles Sport cette excellente nouvelle:

Dévoilée par Midi Olympique ce matin, annoncée également ce week-end par le Parisien, la chose vient de  m’être confirmée par une source interne au club:  Sébastien Chabal signe pour deux ans au Lou Rugby.

Le club qui devrait, sauf miracle, descendre en pro D2 la saison prochaine, pourra ainsi, le temps de se refaire une santé. Avant de remonter plus durablement, on l’espère, au plus haut niveau, continuer à attirer les spectateurs. Véritable équivalent d’un franchise player de sports US, la présence d’une figure aussi médiatique devrait attirer de nombreux sponsors dont le club a besoin pour maintenir et renforcer son tour de table de partenaires tout en contribuant à populariser davantage le ballon ovale dans notre ville. Cela devrait aussi confirmer certains contributeurs déjà existants, qui commençaient à douter un peu. Une superbe nouvelle pour le sport lyonnais.

Helas pas le temps de voir le match d’ouverture. Mais sûr évidemment que je regarderais avec plaisir et attention la Coupe du Monde de rugby, sport le plus fréquemment évoqué sur ce blog, avec plaisir et délectation.

Mes favoris ? Les sortants sud-africains, la Nouvelle-Zélande bien sûr, qui n’a pourtant pas gagné depuis des lustres mais qui jouera chez elle, et puis,peut-être l’Australie.Dans le nord de l’hémisphère je parierais sur le Pays de Galles,peut-être plus éventuellement sur l’Angleterre.

Quand aux bleus qui ont tout mon soutien et ne sont jamais meilleurs que au pied du mur, ils peuvent créer quelques fortes surprises malgré leur manque de régularité. De la à remporter le titre il y a un monde à gagner… L’équipe de France actuelle fait davantage penser à Valls ou à Montebourg qu’à Aubry ou Hollande: des équipes qui jouent le coup d’après (Coupe du Monde 2015, désignation socialiste suivante…) que la gagne.

Et vous, vous pariez sur qui ? Quel est votre pronostic ?

Rentré trop tard de Paris. Pas pu voir un Lyon-Toulouse, première à domicile en Top14. Il parait que c’était pluvieux et que le LOU a rendu beaucoup de ballons. Défaite donc des promus face aux champions de France. Réactions d’après-match.

LOU-ST : LA ZONE MIXTE par LOURugby1896

Le tournoi des six nations de rugby est un plaisir d’hiver. Un grand.Pour les amateurs de rugby. Pour les britannophiles des français qui l’accompagnent de saveurs d’Italie et de Dublin. Ou pour les francophiles des anglais… ou pour les amateurs d’éternité. Un endroit où l’on aime son équipe et où l’on ne déteste pas, sauf un peu le temps du match. Juste ce temps-là. Mêmes les anglais. J’allais dire encore moins les anglais mais je serais dans le micro-particularisme !

Cette année l’événement est ouvert. Bien que l’Italie et l’Ecosse soient, comme depuis toujours pour la première, depuis longtemps pour la seconde, derrière les autres.

La France détient le titre. Avec Grand Chelem. Mais devra aborder cette année les côtes Anglaises, Irlandaises et Italiennes. Et l’Angleterre aligne des blancs et rouges supérieurs sur certains secteurs. Et puis l’explication se jouera dans l’écrin de Twickenham. Les Gallois, où le rugby se conjugue souvent à l’excellence, sont, eux, les seuls à inquiéter les étranges et puissants escadrons des nations du sud.

Ca commence tout à l’heure et ça va durer le temps fugace de quelques explications sur le pré.

Calendrier 2011 du tournoi des 6 nations

photo: M+MD

ven 04/02/2011  Cardiff GALLES c. ANGLETERRE 20h45
sam 05/02/2011  Rome ITALIE c. IRLANDE 15h30
sam 05/02/2011  Saint-Denis FRANCE c. ECOSSE 18h00
sam 12/02/2011  Twickenham ANGLETERRE c. ITALIE 15h30
sam 12/02/2011  Edimbourg ECOSSE c. GALLES 18h00
dim 13/02/2011  Dublin IRLANDE c. FRANCE 16h00
sam 26/02/2011  Rome ITALIE c. GALLES 15h30
sam 26/02/2011  Twickenham ANGLETERRE c. FRANCE 18h00
dim 27/02/2011  Edimbourg ECOSSE c. IRLANDE 16h00
sam 12/03/2011  Rome ITALIE c. FRANCE 15h30
sam 12/03/2011  Cardiff GALLES c. IRLANDE 18h00
dim 13/03/2011  Twickenham ANGLETERRE c. ECOSSE 16h00
sam 19/03/2011  Edimbourg ECOSSE c. ITALIE 15h30
sam 19/03/2011  Dublin IRLANDE c. ANGLETERRE 18h00
sam 19/03/2011  Saint-Denis FRANCE c. GALLES 20h45

Cette fin d’après-midi le LOU rugby affronte Dax pour son deuxième match à domicile de la saison. Si le club lyonnais a connu la victoire lors des deux premiers affrontements, les victoires ont été obtenues contre de fort modestes formations et sans réellement de panache. Mais aujourd’hui les affaires sérieuses commencent. Pour tout savoir, j’ai posé trois question à Nicolas Raffaut, trois-quart centre de l’équipe de rugby de Lyon.

1-Pouvez vous vous présenter ? J’ai trente ans, je joue au poste de trois quart centre, j’ai commencé ma carrière professionnelle au stade Français, j’y suis resté quatre saisons, puis j’ai joué à Castres durant quatre années et enfin je suis arrivé en 2006 à Lyon lors du projet de montée de Christian Lanta. J’entame donc ma cinquième saison au Lou Rugby. J’ai choisi Lyon car primo le projet sportif était ambitieux et secondo Lyon est une ville où il est possible de préparer une reconversion de bon niveau. J’ai donc intégré en 2008 l’Em Lyon pour devenir responsable de Gestion d’entreprises, et en parallèle j’ai co-créé Alteractive, une société qui accompagne les PME dans leur démarche de développement durable.

2-Comment sentez-vous la saison qui vient ? Quels vont être vos objectifs ? Cette saison s’avère primordiale dans la stratégie du club. Le nouvel investissement des actionnaires montre à quel point il y a un fort désir d’évoluer en Top 14 l’année prochaine. L’objectif annoncé est clair, terminer premier à l’issue de la phase régulière. Cependant ce ne sont pas les finances qui font systématiquement gagner les matchs (je pense notamment aux équipes de Toulon et du Racing qui se sont déjà cassées les dents sur la Pro D2), il est sûr que d’avoir un effectif renforcé doit nous permettre d’être régulier, mais nous savons aussi que chaque match sera âpre et difficile, nécessitant sa dose d’agressivité et de détermination. Le championnat est très long et les autres équipes se sont aussi renforcées(Dax, Grenoble).

3-Qu’est-ce qui fait que le LOU rugby n’est pas un club comme un autre ? Le LOU Rugby est un club atypique, il possède une vraie culture universitaire, et sincèrement c’est difficile de conserver cet état d’esprit dans le monde du rugby professionnel. Cela demande du sérieux et une forte responsabilisation de la part des joueurs, mais au final le plaisir sur le terrain est décuplé. L’autre particularité est que ce club a toujours nourri de grandes ambitions sans avoir un vrai soutien, aujourd’hui nous sentons que les choses évoluent. Avec la construction du nouveau stade, il me semble enfin que les grands acteurs politiques et économiques de Lyon nous soutiennent dans notre croisade vers le Top 14.

Le LOU rugby, qui vise la montée cette année a remporté son premier match de la saison (22 à 9) au cours d’un match qui ne fut réellement passionnant qu’à partir de la seconde mi-temps. Les lyonnais étaient d’ailleurs menés 9 à 6 à la fin des 40 premières minutes face à une escouade aixoise bien moins armée sur le papier.

Si avec une demie-douzaine de recrues, il faut le temps que la mayonnaise prenne, c’est sans doute avec des performances un peu plus convaincantes qu’aujourd’hui pour accrocher le haut du panier. Aix, l’adversaire du jour est l’un des petits poucets du championnat et n’a du son maitien qu’aux mésaventures de Montauban. Le menu sera tout de même plus copieux contre des écuries comme Oyonnax ou Albi.

Reste le plaisir de la rentrée tout à l’heure au stade Vuillermet, passer un match avec de bons copains, en revoir d’autres après avoir passé un fort agréable après-midi en amicale compagnie. Reste que le jeu en touche fut satisfaisant, ce qui est bon signe pour une équipe renouvelée en partie. Reste qu’il faut tout de même monter d’un cran pour le rugby de Lyon.

Hier à cause des 32 ans de Renaud et de la Web Event Lyon, je n’ai pu voir l’Eurovision. Ah et je n’ai pas pu non plus du coup aller à l’anniversaire de Virginie à Londres le même soir mais c’était plus complexe.

En plus si je n’avais été dans ces sympathiques occupations, j’aurais certainement été télévisualiser devant la finale du Top 14 de rugby qui a vu enfin triompher Clermont.

J’aime ceux qui battent les fatalités annoncées des signes indiens de tous bords et j’imagine la joie sur les places de la capitale Auvergnate. Une ancienne amour de collège aujourd’hui installée dans la  région des Avernes m’a signalé que le lendemain matin, dans les vapeurs de l’aube montagneuse, l’on trouvait encore des hommes hébétés de joie, drapeau jaune et bleu serré dans la main, petit bout de tissu étreint aux vents de l’histoire de l’ovalie…

Mais je m’égare, je parlais euro-chanson. Je ne l’ai pas vu en direct mais je me suis renseigné après coup. Le concours de l’Eurovision est l’occasion chaque année de rire un bon coup dans les chaumières européennes, le temps d’une saturation de kitsch et de mauvais goût rigolo. Pourtant au-delà d’une démarche de bonne intention, la ligne de départ de l’Eurovision est pourtant souvent un révélateur des temps qui courent. A commencer d’ailleurs par la difficulté de créer une culture populaire européenne, qui est le but premier de la manifestation.

C’est la seule fois dans l’année où des chanteurs de toute l’Europe sont visibles sur les chaines de télé nationale. Certes, il y aurait des fois où l’on féliciterait de cette rareté en voyant les représentants Moldaves . Leurs compatriotes d’O-Zone peuvent se rassurer: Ils ne sont pas prêt à être détrônés comme seul groupe du pays à être connu jusqu’aux discothèques des bords de l’Atlantique. A moins que le gouvernement de coalition dirigé par des communistes depuis peu tourné vers l’Europe aie eu peur de se retrouver avec l’Eurovision à organiser alors que les problèmes dans sa région de Transinistrie ne sont pas réglés. Et puis tous ces étrangers qui viendraient alors qu’Amnesty International, tout en constatant de nets progrès depuis le virage européen du régime, condamne à juste titre les nombreuses violations des droits de l’homme ça ferait pas discret. Quand on truque les procès, on le fait en silence. C’est d’ailleurs sans doute pour cette raison que les Biélorusses, qui vivent dans un pays encore moins sensible à la démocratie, ont envoyé de sous World Aparts accompagnés par une chanteuse plus physique que vocale.

Le Royaume-Uni a dépêché un petit jeune homme semble-t-il fort insupportable et prétentieux en coulisses. Il parait que sa chanson était estampillée du parolier de Rick Astley, célèbre rouquin des 80’s. Un goût de trader, comme l’a qualifié l’un des présentateurs de France 3, chez le petit jeune homme, un goût également et surtout d’années 80 dans l’Angleterre de Thatcher: Signe des temps au moment où les Anglais ont décidé de retourner dans les vieilles recettes des conservateurs ? Oui, J’ai bien dit les anglais puisque la droite britannique est arrivée 4e en Ecosse et 3e au Pays de Galles et que leurs alliés en Irlande du Nord n’ont obtenu aucun siège.

Regardons en France: On a aligné un certain Jessy Matador. Le bougre a l’accent des faubourgs de Kinshasa et de Brazzaville et son alignement dans la compétition avec une chanson aux accents d’été qui aurait mérité un meilleur classement, est peut-être le clou ultime dans le cercueil d’un débat sur l’identité nationale qui aurait pu être intéressant mais s’en avéré boueux, sordide et politicien.

Et puis la gagnante. C’est un joli brin de fille comme savent l’être parfois les allemandes aux cheveux de nuit. Mais je n’ai pas été emballé plus que ça par la chanson. Plus révélateur est cette capacité à remporter des victoires en chantant de la britpop avec un fort accent germanique. Le calque politique est évident: D’anglaise, la vision de l’Europe des Etats nationaux devient de plus en plus germanique hélas avec une Angela Merkel désormais centrée sur l’hinterland et non sur la nation européenne telle que la veut  le philosophe allemand Habermas. Allez pour continuer dans la veine, évoquons le choix de la langue anglaise, si il est fréquent chez nos cousins d’outre-Rhin persuadés ne pas pouvoir percer dans la langue de Goethe (Ah Les Scorpions écoutés en boucle au collège la tête dans la pensée des yeux et du reste de l’amour évoqué en début de billet et puis des bisous à d’autres plus tard sur ce slow du vendredi soir ) montre une Allemagne tournée résolument vers son exportation, sure d’elle et donc de pouvoir se payer, avec ses finances saines, l’organisation du concours l’année prochaine !

 Il est vrai que  les grecs n’ont pas voulu prendre de risque de ce côté là, les caisses étant vides, ils ont joué la loose et un groupe improbable, poilu et ténébreux qui crient des ouh, des ah et des eh !

Toujours au sous-chapitre révélateur et économie, l‘Islande a envoyé une chanteuse au refrain dans notre langue « Je ne sais quoi » .Un choix révélant  l’incertitude et le renouveau d’un pays volcanique qui vient de prendre un virage à gauche et viré l’ancien gouvernement conservateur compromis avec les banques et responsable de la faillite du pays ? Quant à la langue, on peut y voir très certainement l’influence actuelle qui joue le français Dominique Strauss-Kahn, qui a prêté plus de 2 milliards d »euros pour aider le pays à sortir de la crise ! Si je vous assure !

En tout cas moi j’avais bien aimé la postulante du même pays l’année passée: certes on échappait pas à un décor horriblement kitsch avec des dauphins lumineux (métaphore du logo du défunt Démocratie Libérale, parti d’Alain Madelin, dont l’application du type de politique à l’Islande avait amené le pays dans le gouffre ?) surgissant de temps à autres, certes les coordinations avec les choristes prêtaient parfois à rire mais il y avait dans la musique et dans l’instant une vraie émotion.

Rugby | romainblachier.fr

Appris grâce à Sarah Peillon et à Elles Sport cette excellente nouvelle:

Dévoilée par Midi Olympique ce matin, annoncée également ce week-end par le Parisien, la chose vient de  m’être confirmée par une source interne au club:  Sébastien Chabal signe pour deux ans au Lou Rugby.

Le club qui devrait, sauf miracle, descendre en pro D2 la saison prochaine, pourra ainsi, le temps de se refaire une santé. Avant de remonter plus durablement, on l’espère, au plus haut niveau, continuer à attirer les spectateurs. Véritable équivalent d’un franchise player de sports US, la présence d’une figure aussi médiatique devrait attirer de nombreux sponsors dont le club a besoin pour maintenir et renforcer son tour de table de partenaires tout en contribuant à populariser davantage le ballon ovale dans notre ville. Cela devrait aussi confirmer certains contributeurs déjà existants, qui commençaient à douter un peu. Une superbe nouvelle pour le sport lyonnais.

Helas pas le temps de voir le match d’ouverture. Mais sûr évidemment que je regarderais avec plaisir et attention la Coupe du Monde de rugby, sport le plus fréquemment évoqué sur ce blog, avec plaisir et délectation.

Mes favoris ? Les sortants sud-africains, la Nouvelle-Zélande bien sûr, qui n’a pourtant pas gagné depuis des lustres mais qui jouera chez elle, et puis,peut-être l’Australie.Dans le nord de l’hémisphère je parierais sur le Pays de Galles,peut-être plus éventuellement sur l’Angleterre.

Quand aux bleus qui ont tout mon soutien et ne sont jamais meilleurs que au pied du mur, ils peuvent créer quelques fortes surprises malgré leur manque de régularité. De la à remporter le titre il y a un monde à gagner… L’équipe de France actuelle fait davantage penser à Valls ou à Montebourg qu’à Aubry ou Hollande: des équipes qui jouent le coup d’après (Coupe du Monde 2015, désignation socialiste suivante…) que la gagne.

Et vous, vous pariez sur qui ? Quel est votre pronostic ?

Rentré trop tard de Paris. Pas pu voir un Lyon-Toulouse, première à domicile en Top14. Il parait que c’était pluvieux et que le LOU a rendu beaucoup de ballons. Défaite donc des promus face aux champions de France. Réactions d’après-match.

LOU-ST : LA ZONE MIXTE par LOURugby1896

Le tournoi des six nations de rugby est un plaisir d’hiver. Un grand.Pour les amateurs de rugby. Pour les britannophiles des français qui l’accompagnent de saveurs d’Italie et de Dublin. Ou pour les francophiles des anglais… ou pour les amateurs d’éternité. Un endroit où l’on aime son équipe et où l’on ne déteste pas, sauf un peu le temps du match. Juste ce temps-là. Mêmes les anglais. J’allais dire encore moins les anglais mais je serais dans le micro-particularisme !

Cette année l’événement est ouvert. Bien que l’Italie et l’Ecosse soient, comme depuis toujours pour la première, depuis longtemps pour la seconde, derrière les autres.

La France détient le titre. Avec Grand Chelem. Mais devra aborder cette année les côtes Anglaises, Irlandaises et Italiennes. Et l’Angleterre aligne des blancs et rouges supérieurs sur certains secteurs. Et puis l’explication se jouera dans l’écrin de Twickenham. Les Gallois, où le rugby se conjugue souvent à l’excellence, sont, eux, les seuls à inquiéter les étranges et puissants escadrons des nations du sud.

Ca commence tout à l’heure et ça va durer le temps fugace de quelques explications sur le pré.

Calendrier 2011 du tournoi des 6 nations

photo: M+MD

ven 04/02/2011  Cardiff GALLES c. ANGLETERRE 20h45
sam 05/02/2011  Rome ITALIE c. IRLANDE 15h30
sam 05/02/2011  Saint-Denis FRANCE c. ECOSSE 18h00
sam 12/02/2011  Twickenham ANGLETERRE c. ITALIE 15h30
sam 12/02/2011  Edimbourg ECOSSE c. GALLES 18h00
dim 13/02/2011  Dublin IRLANDE c. FRANCE 16h00
sam 26/02/2011  Rome ITALIE c. GALLES 15h30
sam 26/02/2011  Twickenham ANGLETERRE c. FRANCE 18h00
dim 27/02/2011  Edimbourg ECOSSE c. IRLANDE 16h00
sam 12/03/2011  Rome ITALIE c. FRANCE 15h30
sam 12/03/2011  Cardiff GALLES c. IRLANDE 18h00
dim 13/03/2011  Twickenham ANGLETERRE c. ECOSSE 16h00
sam 19/03/2011  Edimbourg ECOSSE c. ITALIE 15h30
sam 19/03/2011  Dublin IRLANDE c. ANGLETERRE 18h00
sam 19/03/2011  Saint-Denis FRANCE c. GALLES 20h45

Cette fin d’après-midi le LOU rugby affronte Dax pour son deuxième match à domicile de la saison. Si le club lyonnais a connu la victoire lors des deux premiers affrontements, les victoires ont été obtenues contre de fort modestes formations et sans réellement de panache. Mais aujourd’hui les affaires sérieuses commencent. Pour tout savoir, j’ai posé trois question à Nicolas Raffaut, trois-quart centre de l’équipe de rugby de Lyon.

1-Pouvez vous vous présenter ? J’ai trente ans, je joue au poste de trois quart centre, j’ai commencé ma carrière professionnelle au stade Français, j’y suis resté quatre saisons, puis j’ai joué à Castres durant quatre années et enfin je suis arrivé en 2006 à Lyon lors du projet de montée de Christian Lanta. J’entame donc ma cinquième saison au Lou Rugby. J’ai choisi Lyon car primo le projet sportif était ambitieux et secondo Lyon est une ville où il est possible de préparer une reconversion de bon niveau. J’ai donc intégré en 2008 l’Em Lyon pour devenir responsable de Gestion d’entreprises, et en parallèle j’ai co-créé Alteractive, une société qui accompagne les PME dans leur démarche de développement durable.

2-Comment sentez-vous la saison qui vient ? Quels vont être vos objectifs ? Cette saison s’avère primordiale dans la stratégie du club. Le nouvel investissement des actionnaires montre à quel point il y a un fort désir d’évoluer en Top 14 l’année prochaine. L’objectif annoncé est clair, terminer premier à l’issue de la phase régulière. Cependant ce ne sont pas les finances qui font systématiquement gagner les matchs (je pense notamment aux équipes de Toulon et du Racing qui se sont déjà cassées les dents sur la Pro D2), il est sûr que d’avoir un effectif renforcé doit nous permettre d’être régulier, mais nous savons aussi que chaque match sera âpre et difficile, nécessitant sa dose d’agressivité et de détermination. Le championnat est très long et les autres équipes se sont aussi renforcées(Dax, Grenoble).

3-Qu’est-ce qui fait que le LOU rugby n’est pas un club comme un autre ? Le LOU Rugby est un club atypique, il possède une vraie culture universitaire, et sincèrement c’est difficile de conserver cet état d’esprit dans le monde du rugby professionnel. Cela demande du sérieux et une forte responsabilisation de la part des joueurs, mais au final le plaisir sur le terrain est décuplé. L’autre particularité est que ce club a toujours nourri de grandes ambitions sans avoir un vrai soutien, aujourd’hui nous sentons que les choses évoluent. Avec la construction du nouveau stade, il me semble enfin que les grands acteurs politiques et économiques de Lyon nous soutiennent dans notre croisade vers le Top 14.

Le LOU rugby, qui vise la montée cette année a remporté son premier match de la saison (22 à 9) au cours d’un match qui ne fut réellement passionnant qu’à partir de la seconde mi-temps. Les lyonnais étaient d’ailleurs menés 9 à 6 à la fin des 40 premières minutes face à une escouade aixoise bien moins armée sur le papier.

Si avec une demie-douzaine de recrues, il faut le temps que la mayonnaise prenne, c’est sans doute avec des performances un peu plus convaincantes qu’aujourd’hui pour accrocher le haut du panier. Aix, l’adversaire du jour est l’un des petits poucets du championnat et n’a du son maitien qu’aux mésaventures de Montauban. Le menu sera tout de même plus copieux contre des écuries comme Oyonnax ou Albi.

Reste le plaisir de la rentrée tout à l’heure au stade Vuillermet, passer un match avec de bons copains, en revoir d’autres après avoir passé un fort agréable après-midi en amicale compagnie. Reste que le jeu en touche fut satisfaisant, ce qui est bon signe pour une équipe renouvelée en partie. Reste qu’il faut tout de même monter d’un cran pour le rugby de Lyon.

Hier à cause des 32 ans de Renaud et de la Web Event Lyon, je n’ai pu voir l’Eurovision. Ah et je n’ai pas pu non plus du coup aller à l’anniversaire de Virginie à Londres le même soir mais c’était plus complexe.

En plus si je n’avais été dans ces sympathiques occupations, j’aurais certainement été télévisualiser devant la finale du Top 14 de rugby qui a vu enfin triompher Clermont.

J’aime ceux qui battent les fatalités annoncées des signes indiens de tous bords et j’imagine la joie sur les places de la capitale Auvergnate. Une ancienne amour de collège aujourd’hui installée dans la  région des Avernes m’a signalé que le lendemain matin, dans les vapeurs de l’aube montagneuse, l’on trouvait encore des hommes hébétés de joie, drapeau jaune et bleu serré dans la main, petit bout de tissu étreint aux vents de l’histoire de l’ovalie…

Mais je m’égare, je parlais euro-chanson. Je ne l’ai pas vu en direct mais je me suis renseigné après coup. Le concours de l’Eurovision est l’occasion chaque année de rire un bon coup dans les chaumières européennes, le temps d’une saturation de kitsch et de mauvais goût rigolo. Pourtant au-delà d’une démarche de bonne intention, la ligne de départ de l’Eurovision est pourtant souvent un révélateur des temps qui courent. A commencer d’ailleurs par la difficulté de créer une culture populaire européenne, qui est le but premier de la manifestation.

C’est la seule fois dans l’année où des chanteurs de toute l’Europe sont visibles sur les chaines de télé nationale. Certes, il y aurait des fois où l’on féliciterait de cette rareté en voyant les représentants Moldaves . Leurs compatriotes d’O-Zone peuvent se rassurer: Ils ne sont pas prêt à être détrônés comme seul groupe du pays à être connu jusqu’aux discothèques des bords de l’Atlantique. A moins que le gouvernement de coalition dirigé par des communistes depuis peu tourné vers l’Europe aie eu peur de se retrouver avec l’Eurovision à organiser alors que les problèmes dans sa région de Transinistrie ne sont pas réglés. Et puis tous ces étrangers qui viendraient alors qu’Amnesty International, tout en constatant de nets progrès depuis le virage européen du régime, condamne à juste titre les nombreuses violations des droits de l’homme ça ferait pas discret. Quand on truque les procès, on le fait en silence. C’est d’ailleurs sans doute pour cette raison que les Biélorusses, qui vivent dans un pays encore moins sensible à la démocratie, ont envoyé de sous World Aparts accompagnés par une chanteuse plus physique que vocale.

Le Royaume-Uni a dépêché un petit jeune homme semble-t-il fort insupportable et prétentieux en coulisses. Il parait que sa chanson était estampillée du parolier de Rick Astley, célèbre rouquin des 80’s. Un goût de trader, comme l’a qualifié l’un des présentateurs de France 3, chez le petit jeune homme, un goût également et surtout d’années 80 dans l’Angleterre de Thatcher: Signe des temps au moment où les Anglais ont décidé de retourner dans les vieilles recettes des conservateurs ? Oui, J’ai bien dit les anglais puisque la droite britannique est arrivée 4e en Ecosse et 3e au Pays de Galles et que leurs alliés en Irlande du Nord n’ont obtenu aucun siège.

Regardons en France: On a aligné un certain Jessy Matador. Le bougre a l’accent des faubourgs de Kinshasa et de Brazzaville et son alignement dans la compétition avec une chanson aux accents d’été qui aurait mérité un meilleur classement, est peut-être le clou ultime dans le cercueil d’un débat sur l’identité nationale qui aurait pu être intéressant mais s’en avéré boueux, sordide et politicien.

Et puis la gagnante. C’est un joli brin de fille comme savent l’être parfois les allemandes aux cheveux de nuit. Mais je n’ai pas été emballé plus que ça par la chanson. Plus révélateur est cette capacité à remporter des victoires en chantant de la britpop avec un fort accent germanique. Le calque politique est évident: D’anglaise, la vision de l’Europe des Etats nationaux devient de plus en plus germanique hélas avec une Angela Merkel désormais centrée sur l’hinterland et non sur la nation européenne telle que la veut  le philosophe allemand Habermas. Allez pour continuer dans la veine, évoquons le choix de la langue anglaise, si il est fréquent chez nos cousins d’outre-Rhin persuadés ne pas pouvoir percer dans la langue de Goethe (Ah Les Scorpions écoutés en boucle au collège la tête dans la pensée des yeux et du reste de l’amour évoqué en début de billet et puis des bisous à d’autres plus tard sur ce slow du vendredi soir ) montre une Allemagne tournée résolument vers son exportation, sure d’elle et donc de pouvoir se payer, avec ses finances saines, l’organisation du concours l’année prochaine !

 Il est vrai que  les grecs n’ont pas voulu prendre de risque de ce côté là, les caisses étant vides, ils ont joué la loose et un groupe improbable, poilu et ténébreux qui crient des ouh, des ah et des eh !

Toujours au sous-chapitre révélateur et économie, l‘Islande a envoyé une chanteuse au refrain dans notre langue « Je ne sais quoi » .Un choix révélant  l’incertitude et le renouveau d’un pays volcanique qui vient de prendre un virage à gauche et viré l’ancien gouvernement conservateur compromis avec les banques et responsable de la faillite du pays ? Quant à la langue, on peut y voir très certainement l’influence actuelle qui joue le français Dominique Strauss-Kahn, qui a prêté plus de 2 milliards d »euros pour aider le pays à sortir de la crise ! Si je vous assure !

En tout cas moi j’avais bien aimé la postulante du même pays l’année passée: certes on échappait pas à un décor horriblement kitsch avec des dauphins lumineux (métaphore du logo du défunt Démocratie Libérale, parti d’Alain Madelin, dont l’application du type de politique à l’Islande avait amené le pays dans le gouffre ?) surgissant de temps à autres, certes les coordinations avec les choristes prêtaient parfois à rire mais il y avait dans la musique et dans l’instant une vraie émotion.